Du libre, du code, des idées, du mélange d’ArraKISS…

De l’épice pour la pensée

Petit coup de gueule sur github. Alors que je m'efforce avec mon tout petit niveau de participer au projet blogotext, je me retrouve perdu dans l'utilisation de git.
Parce que pour moi, cet outil, c'est pour gagner du temps et pouvoir travailler à plusieurs. En vérité, c'est le bordel, et le développeur passe plus de temps à réclamer des modifs et expliquer aux contributeurs comment se servir de github.
Car c'est bien github qui est en cause là.
Si on s'en tient à git, sur un seul dépôt, c'est facile de créer des branches, et le mainteneur du projet a la main pour faire les "merge" ensuite.

Mais avec github, il faut :

  • forker le dépôt d'origine (via l'interface web)
  • Cloner son dépôt
  • Ajouter le dépôt d'origine en upstream :
    git remote add upstream https://github.com/ORIGINAL_OWNER/ORIGINAL_REPOSITORY.git
  • Faire ses modifs dans une branche :
    git checkout -b nouvelle_branche
  • Resynchroniser avec l'upstream avant d'envoyer sa nouvelle branche
    git pull upstream la_branche && git add gnagnagna && git push
  • Retourner sur la page github pour faire le pull request

Rhaaaa!

Au bout du compte, télécharger le code source, le modifier, générer un diff, ça va nettement plus vite!

Github, t'es vilain ! :(

Souvenez vous, c'était à la fin du mois d'août 2016, je vous parlais d'un super projet visant à favoriser l'accès à l'informatique pour les déficients visuels.
Cette nouvelle distribution est tellement géniale qu'elle a récolté 5920€ afin de couvrir les frais pour développer le site et l'envoi des clés USB (oui, le cours de la mémoire flash a nettement augmenté...).

Comme il est écrit sur l'annonce, le tout doit être publié fin octobre :

Oh mais que vois-je? Nous sommes le 4 novembre!
C'est fou, que le temps passe vite!
L'équipe a dû être débordée par la procédure judiciaire lancée contre les développeurs à l'origine du projet et à bafouer le travail du super-dessinateur-Péhä. Sans compter le temps passé à envoyer des mails ci et là à rédiger de longues lignes criant au scandale. Oui, c'est connu, les libristes sont des abrutis. Et quand je dis libriste, je parle de ceux qui respectent les licences libres et ont la politesse de discuter avec l'auteur d'origine avant de forker. Pas les autres.

Je suis sûr que vous êtes très déçus de ne pas pouvoir découvrir cette distribution qui serait pourtant très utile si elle tenait ses promesses.

Attendons octobre 2017... ♪ badum tss alt

EDIT (05/11/16) : Voici le gentil message de l'équipe ADVL en réponse à ma remarque. Je pensais que les démarches auprès de l'entreprise se réalisaient avant de lancer un appel aux dons. Je me suis trompé.

Et non, je ne prendrai pas la parole pour vous. Pas avec des menaces régulières.
J'ai regardé la doc de confirtdelecture, proposé d'aider, vous avez souhaitez payer les services d'une entreprise et envoyer des clés USB en or. C'est votre problème désormais.

Ce soir, réunion sur la laïcité et l'école.
Un philosophe de profession propose à l'assemblée une définition.
Très vite, il n'est plus question d'ouverture aux autres, mais d'uniformisation.

Il n'y a qu'à moi à qui ça rappelle les uniformes à l'école? À qui ça évoque The wall de Pink Floyd?

Puis ça dérive. Ne pas manger comme tout le monde à la cantine devient une impolitesse, un manque d'humanité pendant ce moment fort. Le sous-entendu est flagrant au sujet du porc. Quid des végétariens? Quid des fanatiques du "sans-gluten"?

Ensuite, on parle de voile. Un mère déclare qu'elle refuserait de confier son enfant à une femme voilée qui accompagnerait la classe à la piscine.

Pourquoi personne ne dit rien?

Peu de mélange culturel dans la salle.

Pourquoi certains applaudissent?

Soyons tous pareil, ça fait moins peur.

Je ne comprend pas tellement de choses.

En quoi ça dérange que mon voisin de table mange autre chose que moi? Il ne m'insulte pourtant pas.
En quoi ça me dérange de rencontrer quelqu'un d'habillé différemment? C'est intéressant, d'autres goûts, d'autres couleurs. On découvre, on apprend. Ça ne m'insulte pas, ne me met pas en danger.
Et en fait, en quoi une tenue traditionnelle est si différente d'un sweat avec "Nike" écrit en gros dessus?
Pourquoi une croix au bout d'une chaîne est plus ostentatoire qu'un logo de pomme croquée derrière un téléphone?
Qu'est-ce qui rend une kippa plus perturbante qu'un autocollant sur la vitre arrière de la voiture avec un slogan?

Doit-on apprendre à nos enfants à l'école à ignorer ce qui est différent, à faire comme si les autres religions que la notre n'existaient pas? Nos enfants doivent-ils penser que ce qui est différent est mal, puisque c'est interdit?

Pourquoi n'apprenons-nous pas à écouter et découvrir pour se faire sa propre opinion ensuite. Sommes-nous devenus incapables de penser et réfléchir?

La peur et l'ignorance conduisent à des extrêmes tellement éloignées de l'humanité. C'est pourtant la variété qui nous a permis de rester une espèce vivante.


Dégoût.

Inquiétude.

Colère.
Merde! Réfléchissez!