Autoblog du Mouton Libre

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La sécurité informatique, ce n'est pas encore gagné...

Thursday 17 November 2016 at 13:37

Note : Alors juste un petit changement sur la forme de ma série .::13:37::., je ne vais plus mettre ce « logo » dans le titre des articles. Je trouve que ça alourdit pas mal la page pour pas grand chose. En revanche, vous pouvez toujours lister les articles de cette série en utilisant le tag « 1337 », tout simplement. :)

Sinon je me suis fait pirater ma carte bleue... Mais je ne suis pas le seul, une demi-douzaine de collègue aussi... Simultanément. Le truc positif est que ça a permis de remonter à la source du problème : un hôtel.

Ben ouai, il y a encore des cons pour développer des sites web qui te demandent tes informations de carte bancaire pour une réservation et qui vont :

  1. les stocker en clair dans une base de données ;
  2. ne pas les supprimer une fois le paiement effectué ;
  3. se démerder pour offrir une faille de sécurité.

Bravo.

Au moins cela m'a permis de voir que je disposais d'e-carte pour les paiements sur internet. Donc voilà, je me suis fait avoir une fois et maintenant je suis devenu paranoïaque...

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/11/17/13/37/00-la-securite-informatique-ce-nest-pas-encore-gagne


Interopérabilité

Wednesday 16 November 2016 at 13:37

Allez aujourd'hui je vais vous dire quelques mots sur l'organisation des OS libres et de leur utilisation en bureautique...

C'est l'histoire de décisions, chacune ayant été prise à un niveau précis entre le noyau et l'application exécutée en mode graphique, qui va mener dans un avenir prochain à une uniformisation voulue, ou subie, des OS libres.

Jusque là, freedesktop c'était plutôt cool car cela permettait de proposer des « standards » pour les environnements graphiques utilisant X Window System. C'était cool car, pour le bureau, cela fournissait une base de travail pour les systèmes GNU/Linux, mais aussi Unix-like.

Et puis, voilà que la révolution de la conteneurisation des applications débarque. Mais si vous savez, le truc qui permet d'isoler chaque application et ainsi d'améliorer la sécurité de votre système (au prix de bien des sacrifices mais bon...). Et freedesktop s'est donc lancé à pied joint dans ces technologies mainstream et a donc proposé sa solution : Flatpak. Flatpak c'est cool parce que tu empaquettes ton application avec ce logiciel, et il se retrouve disponible sur toutes les distributions capables de supporter Flatpak.

Oui mais voilà, la séparation des différents composants permettant de concevoir son système un peu comme on veut, en associant différentes briques qui si elles ont bien été conçues sont relativement compatibles entre elles, va prendre un sacré coup.

Allez je vous donne un petit exemple bien concret. Flatpak est utilisé par Gnome et je pense qu'à l'avenir cela deviendra la seule méthode supportée par le projet Gnome pour le déploiement de l'environnement. Aux bonnes âmes d'empaqueter sous différentes formes après. Mais bon, on sait tous que ce qu'on laisse aux bonnes âmes n'a pas un avenir bien tracé. Et Flatpak c'est tellement cool que ça ne te laisse pas le choix du sytème d'init : systemd bien entendu.

Donc si je résume, dans un avenir assez proche on va donc avoir :
Gnome -> Flatpak -> systemd -> Linux.

Donc les OS Unix-like vous pouvez aller vous gratter. Ben ouai gamin, c'est qui le patron ? Donc adapte-toi ou crève.

Plus le temps passe et plus on en vient à une situation de monopole de quelques technologies dans les OS libres. Les autres solutions ont le choix de soit se taper le support, soit développer des solutions compatibles, soit aller voir ailleurs...

Alors c'est peut-être cool d'avoir des trucs qui fonctionnent du tonnerre, mais personnellement j'ai toujours aimé jouer avec des briques. On monte, on démonte, on imagine des assemblages personnels en fonction de nos goûts et de nos besoins et on peut s'éloigner de l'illustration de l'emballage...

Allez j'ose...

Les OS libres entament leur mutation vers des OS Playmobil... Au détriment des OS Légo. :(

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/11/16/13/37/00-interoperabilite


S'envoyer en l'air

Tuesday 15 November 2016 at 13:37

Afin de dynamiser une peu ce blog je tente une petite expérience qui va prendre forme d'une série d'articles nommée « .::13:37::. ». Ces articles seront publiés à 13h37, tous les jours, et parleront de la première chose qui me passe par la tête. Édito, demande d'avis, brève, partage de lien etc. : il n'y aura pas de formalisme particulier et ce sera un peu mon fourre-tout. :)

Pour ce premier article, j'ai choisi de partager un coup de cœur. Un peu d'optimisme en ce moment ne peut pas faire de mal. ;)

On a tendance à l'oublier parfois, mais il y a des projets libres et communautaires relativement exceptionnels. Depuis quelques jours, je perds un nombre incalculable d'heures sur Flightgear, un simulateur de vol. Et tant pis pour le code qui attend d'être écrit...

Flightgear est le genre de logiciel que l'on tente de lancer une première fois parce que l'on a lu une dépêche bien sympa... mais que l'on supprime immédiatement parce qu'on ne comprend même pas comment le démarrer... Mais à la deuxième installation, on comprend 2-3 trucs en plus et on arrive enfin à avoir un avion... au milieu d'un océan... Désintallation puis réinstallation quand notre moral se sent l'envie de retenter l'aventure. Je vous rassure, au troisième essai on arrive enfin à placer un avion sur une piste. Bon malheureusement, ce bel avion reste cloué au sol faute d'arriver à démarrer le bestiau...

Mais la quatrième installation mène à la libération. Flightgear c'est un peu la quête du Graal du libriste passionné d'aéronautique. Une fois que l'on a compris les différents mécanismes d'installation des scènes, des objets et des avions, on se sent littéralement pousser des ailes. On veut visiter le monde entier à bord du jet privé, du petit coucou de l'aéroclub du coin, du bon vieux avion de transport de la seconde guerre mondiale.

Remonter le grand canyon, voler au dessus de chez soi, survoler les côtes bretonnes, contourner le Kilimandjaro sont autant de possibilités de détente (et de perte de temps) offertes.

Seul petit point à ne pas négliger, ce n'est pas un jeu mais un simulateur. Et il va falloir quelques heures d'entraînement et de lecture de documentation avant de prendre du plaisir...

Mais l'effort en vaut vraiment la peine. :)

Corse

Hélico

Alpes

C-47

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/11/15/13/37/00-senvoyer-en-lair


3hg-menu : Nouvelle bêta disponible

Wednesday 26 October 2016 at 18:25

Pour faire simple, cette version apporte des changements majeurs. Et autant vous prévenir tout de suite : il y a un paquet de nouveautés à tester !

Cette nouvelle version introduit deux nouveaux concepts : les plugins et les profils.

Vous mangerez bien un peu de plugins ?

Les plugins permettent une gestion fine et personnalisable des fonctionnalités du 3hg-menu. La configuration minimale (sans plugin) revient aux fondamentaux de ce menu, à savoir afficher un menu en basant sa configuration sur une arborescence de fichiers .desktop. Le menu conserve quand même la possibilité d'être verrouillé (ne se ferme pas au démarrage d'une application) et continue de proposer une interface alternative et plus explicite pour les débutants.

En revanche, toutes les autres fonctionnalités sont maintenant externalisées. Il est ainsi possible de les activer/désactiver facilement selon les besoins, et surtout, il est beaucoup plus facile d'étendre les fonctionnalités du menu via de petits scripts python. Ainsi l'affichage des applications récemment utilisées et la possibilité d'éditer les fichiers .desktop de l'arborescence sont maintenant gérés via des plugins. Et puis pour m'amuser et tester un peu ce nouveau moteur, je me suis amusé à en programmer un qui permet de marquer des applications favorites. C'est cadeau. ☺

Montre-moi ton beau profil

Le truc c'est que pendant le développement j'ai été confronté à un problème : il était possible de choisir quel dossier de configuration utiliser pour générer le menu, mais le choix des plugins s'appliquait à toutes les instances du menu... Et ça rendait le tout un peu trop rigide si quelqu'un veut proposer une session avec de multiples menus adaptés à des usages uniques (je pense à PrimTux par exemple).

Pour remédier à ce problème la notion de profil a été introduite. Un profil est donc constitué d'une arborescence de fichiers .desktop, ainsi que des plugins à activer pour ce profil. Il est donc possible de créer toute une série de menus indépendants avec le même exécutable (le moteur du 3hg-menu). Ce qui développe considérablement les possibilités d'usage de ce menu...

Mais ce n'est pas tout !

En plus de ces deux ajouts majeurs, de nombreuses petites choses destinées à améliorer l'usage ont été ajoutées.

Vous pouvez par exemple installer facilement le menu en exécutant (avec les droits root) un

make install

et le désinstaller avec un

make uninstall

à l'intérieur du dossier proposé au téléchargement.

Le menu est aussi beaucoup plus dynamique. Par exemple, si le menu est verrouillé et que le plugin "Récents" est activé, plus besoin de redémarrer le menu pour voir ces applications apparaître dans l'onglet approprié. Le menu est régénéré à chaud.

Et puis il y a eu bien sûr de la résolution de bugs...

À vous de jouer

Voilà voilà pour cette nouvelle version. ☺ Comme d'habitude, la documentation se trouve sur le site du collectif 3hg (indispensable avec cette nouvelle version...) et vous pouvez télécharger l'archive ici.

Ah oui n'oubliez pas que l'arborescence par défaut a été générée via des applications présentes sur mon système. Donc c'est normal que la plupart des lanceurs ne fonctionnent pas chez vous. À vous de reconfigurer une belle arborescence ! ☺

Bons tests !

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/10/26/16/16/49-3hg-menu-nouvelle-beta-disponible


Choc de simplification : fin des sous-domaines

Tuesday 11 October 2016 at 20:10

tl;dr: Ceci est le dernier article sous le nom de domaine blog.moutonlibre.net. Je transfère le tout sous moutonlibre.net/blog donc pensez à mettre à jour l'adresse du flux RSS dans vos agrégateurs !

Ces derniers temps, et ce n'est pas près de changer, j'ai beaucoup moins de temps à consacrer à la gestion de mes services personnels en ligne (MouTonLibre quoi). Je compte en effet récupérer ce temps pour me consacrer à mes autres loisirs (développement, sport, photographie, etc.). En ça je rejoins globalement les conclusions de Cyrille, à savoir que l'auto-hébergement voir même l'hébergement en général n'est pas encore adapté au grand public. Je ne pense cependant pas que ce soit un problème de compétences, mais de temps : il faut du temps pour acquérir les compétences mais aussi pour la maintenance régulière de l'hébergement.

Ne souhaitant cependant absolument pas fermer cet espace, j'ai donc cherché à simplifier le backend de MouTonLibre et je souhaitais partager avec vous mes conclusions.

Le Raspberry, c'est une perte de temps pour les solutions d'auto-hébergement. Et cela pour deux raisons qui se résument en cinq lettres : SD et ARM. Balancer un OS sur une carte SD est une hérésie du fait de sa fragilité. Les erreurs d'écritures s'enchaînent et sur un OS ça fait très mal. J'en ai déjà malheureusement fait la désagréable expérience... Alors après le Raspberry 3 permet de booter sur un disque dur externe, mais le partage du port Ethernet avec le port USB me rebute un peu... De même un processeur ARM (et les différents drivers non-libres...) c'est bien pour la bidouille, mais cette technologie limite malheureusement énormément les choix techniques. On est limité à un choix restreint de distributions et de solutions techniques. Ce qui peut ne pas nous correspondre... Bref, préférez des solutions plus traditionnelles comme un Q-nap ou un NUC. Ce n'est pas beaucoup plus cher, mais la fiabilité n'a vraiment rien à voir.

Ma deuxième erreur, qui semble être un détail mais qui devient finalement chronophage, est la multiplication des sous-domaines. Chaque sous-domaine doit être paramétré entièrement, de la gestion du DNS jusqu'à la génération des certificats de sécurité. De plus en cas de changement dans la configuration il faut attendre la propagation sur les serveurs DNS pour que le service soit disponible. Et pour quels avantages ? Dans mon cas : aucun. Un dossier placé à la racine avec le bon nom et le service approprié suffit largement et c'est quand même vachement plus simple.

On en vient donc au dernier point, et je rejoins une nouvelle fois Cyrille, rien ne vaut un service installable avec seulement une copie de fichiers via FTP. On crée le dossier, on copie les fichiers, on se connecte et basta. Ainsi c'est facilement installable, les sauvegardes sont d'une simplicité déconcertante et cerise sur le gâteau une migration se fait les doigts dans le nez. C'est peut-être là l'erreur faite par les différentes solutions d'auto-hébergement : la simplicité ne repose pas sur une belle interface graphique mais bien sur une gestion ultra-simple via des outils traditionnels. Tout le monde sait se déplacer dans une arborescence et faire des copier/coller mais ne sait pas forcément aller chercher dans des fichiers de configuration obscurs pourquoi l'installation "one-click" ne s'est pas déroulée comme prévu (je n'ai jamais réussi à installer un serveur mail sur Yunohost par exemple).

Donc aujourd'hui MouTonLibre se limite donc un nom de domaine complètement paramétré par o2switch (y compris les certificats Let's Encrypt) et des sous-dossiers contenant mes applications "copier/coller" (BlogoText, BoZon). Et pour la page d'accueil, tout est géré par le petit moteur de page statique de Thuban : swx. Il se charge lui-même de lister mes sous-dossiers et de générer les liens correspondant. Et si je veux rajouter d'autres pages statiques, cela se fait en quelques secondes par l'ajout de fichiers formatés en txt2tags. Ultra-rapide. La mise en place était d'autant plus facile que j'ai piqué la configuration de http://3hg.toile-libre.org/... ;-)

Avec tous ces petits changement, je peux maintenant gérer mon domaine en quelques minutes. Ce qui peut se faire en coup de vent le soir. Gros changement puisqu'il me fallait facilement une demi-heure durant le weekend pour tout gérer lorsque je m'auto-hébergeait sur le Raspberry... Mais l'apprentissage est devenu très limité...

Malheureusement, la conséquence de tout cela est que les adresses des flux RSS et ATOM du blog ont migré aussi... Du coup si vous souhaitez toujours me suivre, à partir de maintenant ce sera à ces adresses :
https://moutonlibre.net/blog/rss.php ou https://moutonlibre.net/blog/atom.php.

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/10/11/18/47/55-choc-de-simplification-fin-des-sous-domaines


Le 3hg-menu passe aux choses sérieuses

Sunday 9 October 2016 at 16:13

Petite brève concernant le 3hg-menu (pour les articles de fond, il faudra encore attendre un peu)...

La publication des versions alpha du 3hg-menu a permis de passer à la vitesse supérieure pour le développement de cette application. Depuis la version alpha-2 quelques bugs ont encore été résolus :

Je pense que la version Gtk a maintenant atteint la maturité nécessaire pour une publication prochaine et c'est pourquoi je vous invite à tester la version bêta. :)

Comme d'habitude, la documentation est ici et vous pouvez télécharger la version bêta ici. :)

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/10/09/16/13/37-le-3hg-menu-passe-aux-choses-serieuses


3hg-menu : Version alpha-2

Thursday 6 October 2016 at 09:02

Depuis le précédent article et grâce à quelques retours (merci trentanel) suite à la publication de la version alpha-1 du 3hg-menu, j'ai effectué quelques modifications.

La plus importante et la plus visible concerne l'interface graphique. L'ancien système à onglets (un StackSwitcher) avait une largeur fixe et ne permettait pas un redimensionnement du menu inférieur à cette largeur. Au delà de quelques onglets, on arrivait donc à un menu étiré et pouvant ne plus être contenu dans des écrans de petites tailles. J'ai donc basculé le menu vers un système à onglet plus classique (un Notebook) afin de permettre un redimensionnement libre.

Pour le reste, il s'agit surtout de corrections de bug :

Pour plus d'informations, c'est toujours ici et pour télécharger une archive pour tester un peu le bousin c'est ici. :)

Amusez-vous bien !

Screenshot 3hg-menu 1 Screenshot 3hg-menu 2
Screenshot 3hg-menu 3
Screenshot 3hg-menu 4
Screenshot 3hg-menu 5

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/10/06/09/02/53-3hg-menu-version-alpha-2


Et si on rénovait le HandyMenu ?

Thursday 29 September 2016 at 09:00

Il y a peu avec Thuban nous avons établi à peu près simultanément un fait indéniable : le HandyMenu actuel met trois plombes à démarrer. C'est devenu une vraie usine à gaz avec le temps. Nous nous sommes donc amusés à réécrire des menus reprenant globalement la même interface mais ayant des moteurs totalement différents. Cela a donné aujourd'hui deux nouveaux menus :

Ces menus, bien que issus de la même idées, sont finalement totalement différents et pourraient même être complémentaires. Le tkmeν a pour vocation d'être le plus léger possible : un fichier de configuration tout simple et une interface minimaliste et hyper légère reposant sur la bibliothèque Tk. Quant au 3hg-menu, mon idée était de créer une menu reposant sur une arborescence de fichiers .desktop, qui je le rappelle sont standardisés par freedesktop.org et permettent d'exécuter les applications. Ainsi, n'importe qui peut créer rapidement son menu personnalisé en collant les fichiers .desktop des applications installées, présentes dans le répertoire /usr/share/applications, dans différents dossiers et en faisant pointer le menu sur ce dossier.

Après avoir exprimé mon idée sur Debian-Facile, phlinux m'a alors orienté vers popdown, un menu reposant lui aussi sur des fichiers .desktop. La merveille du Libre : j'ai alors repris une partie du code du menu popdown pour l'intégrer à mon projet.

Après un long travail pour découpler ce dont j'avais besoin de l'interface du menu popdown, après couplage avec une interface type "HandyMenu" mais permettant de se déplacer dans l'arborescence, après l'ajout de nombreuses fonctionnalités comme la gestion des dernières applications exécutées (deuxième capture d'écran ci-dessous) ou la possibilité d'afficher une interface dédiée à l'aide aux débutants (dernière capture) et après finalisation du tout, j'ai donc le plaisir de vous appeler à tester tout ça en téléchargeant la version alpha-1 ici. Tout est expliqué sur cette page et vous pourrez télécharger une archive avec tout le nécessaire pour les tests. Ce serait un immense plaisir que de recevoir des remarques de votre part !

Ah et profitez-en pour tester également le tkmeν...

3hg-menu
Applications récentes

Assistance 3hg-menu

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/09/28/19/01/43-et-si-on-renovait-le-handymenu


Les dangers du financement participatif : exemple concret

Wednesday 31 August 2016 at 15:00

Aujourd'hui je vais changer un peu des billets techniques pour vous parler un peu de certains aspects du financement participatif. De ses dangers en fait, via un exemple concret... Aussi, je préfère vous prévenir que cet article est issu d'un coup de gueule et il se peut donc qu'il soit quelque peu sarcastique. Et oui je vais enfoncer des portes ouvertes.

Admettons que vous êtes à jour et que vous connaissez le fonctionnement du financement participatif (ou crowdsourcing pour faire hype) (pour les autres, zou sur Wikipédia !). Là on s'intéresse bien sûr au don avec contrepartie popularisé par Kickstarter.

Il y a des tas de points positifs à cette méthode de financement comme la limitation des intermédiaires (quoique les plateformes...), la proximité, etc. mais il existe aussi des dangers pour le financeur et le porteur de projet. Afin d'éviter les arnaques et les déceptions il faut en être parfaitement conscient avant de se lancer dans cette aventure.

Si on résume, en cas d'échec de la campagne, cela fait mal au porteur de projet car cela montre que son projet ne suscite pas grand intérêt. En cas de financement, et si on a affaire à un projet bien monté mais aussi que tout se déroule comme prévu, le porteur de projet et les financeurs peuvent s'y retrouver et être heureux. En cas de financement, il y a encore un risque que le projet n'aboutisse pas. Auquel cas le porteur de projet ET les financeurs se retrouvent lésés puisque le premier fonce vers une perte d'argent et que les derniers vont être déçus par la promesse non tenue.

Maintenant, on passe aux conseils de père Starsheep pour se lancer dans une campagne de financement participatif, ou par proposition contraposée ce qui est indispensable à la présentation d'un projet avant de s'engager sur le financement :

Le tout est d'être totalement honnête sur la démarche afin d'amener la confiance des financeurs. Cela passe bien entendu par la transparence.

Note importante pour bien saisir l'ironie de la suite de cet article : je suis un membre de l'équipe de la feue HandyLinux.

Passons maintenant à une étude de cas tirée au sort parmi un projet de mon choix (je fais ce que je veux, je suis chez moi, nah !). Prenons le cas du financement de HandyDV Linux une "solution logicielle éco-responsable, facile d'accès et gratuite".

Ah au temps pour moi, le projet concerne finalement l'externalisation de la création d'un site internet... Le titre est trompeur et il faut lire à partir de la seconde moitié de la page pour mettre en lumière les vrais objectifs du financement.

Ensuite qui est ce "nous" qui a construit cette distribution ? On a quelques noms, mais sont-ils rattachés à un association ? Une entreprise ? Est-ce un projet amateur ? Ils proposent le système HandyDV Linux gratuitement, certes, mais est-ce qu'ils proposeront un service payant autour de celui-ci ?

Bon j'ai fait des recherches à votre place :

Je résume : l'idée de base est bien de proposer des prestations de service autour de HandyDV Linux. Pas seulement de proposer ce système gratuitement. On sort donc totalement de l’amateurisme. Ça aurait été bien de l'indiquer surtout que l'on ne sait toujours pas si il y a un objectif lucratif ou non derrière.

Bon ben on continue les recherches. Que donne une recherche de "HandyDVLinux" dans votre moteur de recherche favori ? Gnagnagna HandyLinux gnagna HandyLinux... Ça a l'air vachement lié, je clique. C'est fou ça, je tombe sur une distribution GNU/Linux ayant globalement la même interface... Et les mêmes logiciels tiens... Ah j'ai trouvé une différence ! Le bureau cubique qui tourne (compiz) et le conky ! Très utile pour les malvoyants, soit dit en passant. Ah et un lecteur de document (j'y reviendrai). Ok donc ça donne une meilleure idée du travail de l'équipe.

Donc ce projet est tiré d'un autre projet libre, sous licence GPL, sans en faire aucune mention. Et on ne trouve nulle part le code source des applications modifiées alors même que la licence les y oblige en cas de redistribution. J'espère qu'ils ont bien gardé les isos pour eux en attendant leur portail...

Malgré cela, l'objectif initial a été atteint, preuve que la description du projet a fait mouche. Mais bon il en faut toujours plus. Personne ne pourrait s'arrêter en si bon chemin une fois l'objectif rempli. Donc nouveau palier ! 1000€ pour des clés USB. À vos chéquiers !

Plus sérieusement, cela peut passer pour une attaque gratuite mais le malaise est bien plus profond et ne peut être résumé en un article. Il s'agit ici d'un article personnel issu d'un ras le bol général après plus d'un an d'attaques incessantes de cette équipe. En gros c'est article doit être pris comme un "il faut que ça sorte". Cette campagne de financement participatif est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et je devais dénoncer la malhonnêteté autour de ce projet.

Je dis bien autour de ce projet. Car le projet en lui-même est louable. Extrêmement louable. Je reviens donc sur le lecteur de document intégré à HandyDV Linux qui semble être un petit outil bien pratique. Malheureusement, cet outil n'a jamais été proposé à la communauté. Pourtant c'est le genre de petit logiciel qui peut facilement être intégré dans n'importe quelle distribution et qui pourrait aider des malvoyants au-delà d'un système bien précis. De même, plutôt que de proposer un seul espace sur le Web accessible aux malvoyants et dédié à l'apprentissage de l'informatique, pourquoi ne pas travailler directement avec les "gros" projets ? Ici Debian par exemple.

Le problème est bien cette fameuse Liberté 0 énoncée par Richard Stallman qui stipule que le logiciel doit pouvoir être exécuté par n'importe quel individu. Ce qui amène logiquement à la notion d'accessibilité dans le logiciel libre. C'est cette liberté 0 qui doit être défendue pour réellement rendre accessible l'informatique. Cela passe dans l'idéal par une prise de conscience collective afin que chaque développeur propose une version accessible de son application, que ce code soit intégré aux distributions mères pour que cela se répande dans chaque système informatique. C'est la seule façon d'avoir des systèmes totalement accessibles et dont la pérennité est assurée.

Faire semblant de révolutionner l'accessibilité par un coup de truelle sur un projet existant, se dire humaniste en gardant pour soit les quelques lignes de code qui pourraient être utiles à tous, et demander de l'argent pour quelque chose qui pourrait être fait gratuitement par une simple demande, c'est bien ça que je désignais ci-dessus comme une démarche malhonnête...

PS : Pour un autre point de vue sur cette histoire, Thuban a fait un bel article :
Gagner de l'argent facilement avec le logiciel-libre

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/08/31/10/26/03-les-dangers-du-financement-participatif-exemple-concret


L'hébergement, c'est du sérieux.

Wednesday 27 July 2016 at 18:50

Ceux qui passent, ou passaient, de temps en temps sur ce blog se sont certainement rendus compte de sa longue indisponibilité. Et cet article est une bonne nouvelle puisqu'il annonce le retour de MouTonLibre, mais sous une forme un peu différente... Au travers de cet article, je vais tenter de vous expliquer les problèmes que j'ai rencontré et, bien plus important, je vais vous dire les conclusions que j'ai pu tirer de toute cette aventure.

TL;DR : Mon serveur a planté lors d'une mise à jour, pas de sauvegarde du système (pas bien), pas le temps de tout réinstaller immédiatement, fin de l'auto-hébergement pour les services publics. L'hébergement, c'est du sérieux.

Il y a un mois, je devais renouveler mes certificats LetsEncrypt. Étant connecté sur mon serveur, j'en ai profité pour mettre à jour, naïvement, Raspbian. Tout s'était bien passé, à première vue, mais au redémarrage ce fut le drame. Le Raspberry était bloqué sur l'écran de démarrage que tous les possesseurs de la framboise connaissent.

Pour une fois, et c'est toujours ainsi que ça se passe, j'avais oublié de faire une sauvegarde... Oui, j'avais opté pour la solution de facilité : sauvegarde manuelle et régulière des fichiers de mon blog. Pas de rsync et de cron. Non, pour le moment j'étais resté sur une solution de facilité. Mais voilà la dernière sauvegarde était antérieure à la rédaction du dernier article. Boulet.

Donc vous voyez venir le problème. Le Raspberry ne démarrait plus et pas moyen de sauver le truc après avoir écumer le web à trouver une solution. Il fallait donc que je réinstalle Raspbian et mes services de A à Z. Mais avec en plus des solutions de backup plus professionnelles. La flemme, et surtout pas le temps, et l'argent, pour cela.

Donc l'auto-hébergement est une expérience intéressante, mais à partir du moment où il faut penser à mettre en place des solutions professionnelles, ou qui y ressemblent, pour assurer la continuité du service, alors l'amateurisme n'est plus adapté. De plus, cela commençait à empiéter de façon importante sur le temps libre et il faut alors le dire : ça saoule.

J'en suis donc arrivé à la conclusion que je souhaitais héberger mon blog, et éventuellement d'autres services publics à l'avenir, sur une solution de qualité professionnelle. Et quoi de mieux alors que de faire appel aux professionnels ? Si on considère que le temps c'est de l'argent, et que pour arriver à une qualité de service acceptable, je devais investir dans divers disques durs, on réalise vite que payer un hébergement n'est pas la mer à boire. J'ai donc pris l'abonnement à 5€ par mois chez o2switch qui propose le tout illimité (bande passante, espace disque, etc.). Pratique.

Dernier problème, j'avais pris mon nom de domaine chez OVH. Et le changement de registar n'est pas immédiat... Il faut rajouter à tout cela, une semaine et demi de délai pour le transfert du nom de domaine. Rien à faire, tout est très simple, mais c'est un peu long.

Bref, une fois tout cela réglé, j'ai donc basculé mon blog (amputé d'un article) sur mon hébergement o2switch. Il faut encore que je règle deux trois détails je pense (notamment les alias, les certificats LetsEncrypt, etc.), mais le plus gros semble être fait.

Pour autant, je n'ai pas totalement abandonné l'auto-hébergement. Dans le fond, le seul avantage de l'auto-hébergement est d'avoir un contrôle de ses données personnelles. Quel est donc l'intérêt d'auto-héberger son blog, qui est un lieu public ? Aucun. En revanche, pour ce qui est de l'hébergement d'un cloud personnel, cela reste intéressant.

Donc aujourd'hui ma stratégie d'hébergement de mes services web est finalement assez simple :

Je pense avoir trouvé ici un juste équilibre entre coût, contrôle des données personnelles, qualité du service et perte de temps. J'ai commencé l'auto-hébergement pour apprendre, et l'apprentissage doit être un jeu. Proposer des services publics fait quitter l'auto-hébergement du simple loisir, et il faut en être conscient avant de se lancer.

Source: https://moutonlibre.net/blog/?d=2016/07/26/11/50/45-lhebergement-cest-du-serieux