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De l’épice pour la pensée

J'ai réussi à configurer wallabag V2 sur OpenBSD. Ça marche très bien, il fallait seulement lire la documentation donnée. Oui, je l'avoue, j'avais lu à l'arrache la première fois.
Voici donc un petit compte-rendu de la procédure à suivre. Bien entendu, cette partie sera ajoutée dans la prochaine version du guide sur l'auto-hébergement.

Wallabag permet de sauvegarder des pages web pour les
lire plus tard. On le décrit comme une application de "read-it-later". Voici comment l'installer.

On récupère wallabag dans le dossier /tmp :

$ cd /tmp
$ ftp https://wllbg.org/latest-v2-package && tar xvzf latest-v2-package

On installe wallabag dans /var/www/htdocs :

# mv /tmp/release* /var/www/htdocs/wallabag
# chown -R www:daemon /var/www/htdocs/wallabag

On peut désormais éditer le fichier /etc/httpd.conf afin d'ajouter une
section pour wallabag :

server "bag.exemple.net" {
        listen on * port 80
        block return 301 "https://$SERVER_NAME$REQUEST_URI"
}

server "bag.exemple.net" {
        listen on * tls port 443
        root "/htdocs/wallabag/web" 
        directory index app.php
        hsts
		tls {
			certificate "/etc/ssl/acme/votredomaine-fullchain.com.pem"
			key         "/etc/ssl/acme/private/votredomaine-privkey.com.pem"
		}

		# on bloque tous les scripts php sauf celui utile
        location "/*.php"          { block }

		# on reformate l'URL si besoin
        location match "^/[^(app.php)]/(.*)$" {
                block return 301 "https://$SERVER_NAME/app.php/%1"
        }
		location "/" {
                block return 301 "https://$SERVER_NAME/app.php/"
        }
		
		# On sert les pages
        location "/app.php/*" {
                fastcgi socket "/run/php-fpm.sock"
        }
}

Il ne vous reste plus qu'à relancer httpd avec rcctl reload httpd puis à aller sur votre site. Les identifiants par défaut sont wallabag/wallabag. Créez un nouveau compte ou modifiez ce dernier pour terminer l'installation.

Je fais partie de la catégorie de personne qui ouvre tout un tas d'onglets dans firefox, en me disant : «Je me le garde pour le lire plus tard» .
Et puisque je fais souvent un tas de choses à la fois, on retrouve pêle-mêle dans mes onglets des morceaux de code, un reportage vidéo à regarder pour plus tard, une liste d'appartement possibles à louer, puis une série de campings qui ont l'air bien sympas pour les vacances, avec du framagit et des forums ci et là.

Le bordel quoi.

Et le pire, c'est qu'à force d'avoir autant d'onglets ouverts, j'en oublie la raison de leur présence après plusieurs semaines à être mis de côté.
De plus, impossible de consulter ces onglets quand je suis au boulot ou sur un autre ordinateur que le mien.
Pour couronner le tout, quand je cherche une page avec the info qui m'intéresse, je passe des heures à la retrouver en fouillant dans l'historique, parce que bien sûr, j'ai supprimé l'onglet il y a longtemps.

C'est là qu'intervient wallabag. Mais pourquoi ne l'ai-je pas utilisé plus tôt?

Pour ceux qui auraient été absents du web ces dernières années, wallabag permet d'enregistrer des pages web pour les lire plus tard. J'y vois aussi un avantage pour le cas où la page source aurait disparue, ainsi que pour consulter la même information quelle que soit l'ordinateur utilisé. En effet, peu importe le navigateur : on se connecte sur son wallabag, et hop, on a tous les articles dont on a besoin.
Wallabag est vraiment pratique. Hop, une page m'intéresse, je clique sur le "bookmarklet" et paf! Elle est enregistrée! Je veux retrouver une info particulière? Je tape une recherche par mot clé dans mon wallabag, et zou, il me propose des résultats pertinents.

Je l'ai bien évidemment auto-hébergé. Les explications sont exhaustives, on utilise l'archive proposée. Sous OpenBSD avec httpd, ça donne ça (il faut sqlite et php correctement configurés bien sûr):

#On va dans /var/www/htdocs
cd /var/www/htdocs
# On télécharge l'archive
curl -O wallabag.tgz http://wllbg.org/latest-v2-package
tar xvzf wallabag.tgz
# on renomme le dossier
mv release* wallabag
# On change les droits
chown -R www:daemon wallabag

Ensuite, dans /etc/httpd.conf, on peut mettre ceci. Vous verrez que j'ai nettement simplifié par rapport à ce qui est proposé pour apache ou nginx.

server "oualabag.yeuxdelibad.net" { 
        listen on * tls port 443 
        root "/htdocs/wallabag/web" 
        no log

        hsts 
        tls {
                certificate "/etc/letsencrypt/live/yeuxdelibad.net/fullchain.pem"
                key         "/etc/letsencrypt/live/yeuxdelibad.net/privkey.pem"
        }

        location "/" {
                block return 301 "https://$SERVER_NAME/app.php/$REQUEST_URI"
        }
                

        location "/app.php*" {
                fastcgi socket "/run/php-fpm.sock"
        }
        
}

Relancez httpd et zou, vous pouvez utiliser wallabag. L'utilisateur par défaut est "wallabag", et son mot de passe est... "wallabag". À changer au plus vite donc ;).

Pour ceux qui ne veulent pas entendre parler d'auto-hébergement, vous pouvez utiliser le service proposé par framasoft : framabag https://framabag.org/.